jeudi 19 avril 2007
Faire part du décès de René Rémond
Annonce parue dans les journaux Le Monde, Le Figaro, La Croix Les membres de l’association Une cité pour les Archives nationales ont la grande douleur d’annoncer la disparition de René Rémond, président du comité d’honneur. Il a mis son autorité intellectuelle et morale et son influence au service de notre entreprise de mémoire et l’a rendue possible.
Communique du Président de la République
Communiqué du Président de la République à la suite du décès de M. René Rémond.
PRÉSIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE
Paris, le 14 avril 2007
COMMUNIQUE
Le Président de la République a appris avec une profonde émotion et une grande tristesse la disparition de René Rémond. Avec lui, c'est une figure majeure de la pensée française qui s'éteint.
Pédagogue hors pair, René Rémond a formé des générations d'étudiants à la pensée critique et à l'exigence intellectuelle. Depuis des décennies, ses travaux font autorité. Ils ont permis et permettront pendant longtemps encore de mieux appréhender les fondements politiques et intellectuels de la France contemporaine.
Avec René Rémond, la France perd non seulement un grand historien et un grand penseur, mais aussi un véritable honnête homme, un héritier des Lumières dont la réflexion a toujours été marquée par une haute exigence morale.
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Notre association est en deuil
Notre association est en deuil. René Rémond, qui co-présidait avec Georgette Elgey son comité d’honneur, est décédé le 14 avril 2007. René Rémond avait mis tous ses talents au service de la cause des archives : son autorité morale et son influence, sa grande intelligence des situations et des hommes, sa conviction de la justesse de notre combat commun, sa générosité, son respect de tous et de chacun. Sa disponibilité a été totale. Il était présent à la Sorbonne à la réunion fondatrice de l’association, le 17 janvier 2001. Il a introduit le 5 novembre notre grand colloque au Conseil économique et social, " Les Français et leurs archives ", et a lu, à sa demande, le message que le président de la République, Jacques Chirac, lui avait fait parvenir. Il a été de toutes les démarches, grandes et petites. Nous pouvions le solliciter en permanence, y compris le dimanche. Il devait ouvrir le 27 juin 2007 à l’université Paris VIII Saint-Denis notre colloque "Archives, identité et République ". Sans lui, rien n’eut été possible. Notre chagrin est immense. Il est partagé par toute la communauté des historiens et des archivistes. Les membres de notre association prennent part à la douleur de son épouse femme, Josette, à celle de ses enfants, et petits enfants et tiennent à leur faire part de leur affection. Annette Wieviorka Présidente de l’association Une cité pour les Archives nationales

